Les pleurs du mâle : les yeux en trou d’spleen (au grand Charles Baudelaire)
Un matin bâtard je me suis levé débonnaire Le jour ornait la robe de la nuit d’une frange de dentelle érubescente L’obscurité émiettée s’en allait sur la pointe des pieds à bouts de nerfs Comme un cambrioleur bredouille n’ayant dérobé que l’épouvante. La clarté, ressuscitée après un passage au purgatoire des ténèbres, N’éclaire pas encore les aspérités d’une journée qui espère, Découpant mes cauchemars en rondelles digérables le long des vertèbres. La douleur ne déviera pas sa trajectoire de mes impairs : C’est à mon cœur de changer d’orbite. J’habite mon chagrin en locataire nomade Souverain fantoche d’un royaume qui empire vite Point de dictame pour me servir de pommade. Aucun casse-croute à contribuer à l’auberge espagnole du bonheur Je n’ai que mon sommeil à offrir à cette Ibère nation Ma clinophilie est moquée comme délit majeur : Au pilori de la torture je tends l’autre joug avec soumission Me...