Banquise
Tu aimes comme une banquise à la dérive
Nuits de débauche menacées de matins coupe-gorge
Ville après ville
tu cherches une femme
à ne surtout pas épouser
qui ne demanderait
que le gîte et la découverte
Un amour éternel de quelques heures
braconnier d’éphémère charnel
La poésie des draps froissés qui ne rime à rien
étreinte qui n’engendrera
que la fuite
Cris de rut des hanches qui luttent
Regards croisés un garrot sur le cœur
Lui faire comprendre par signes parcimonieux
Qu’elle est plus escale que destination
Paroles pare-balles en guise d’adieu
étranglant toute velléité de promesse
Qui se dilue dans le café
Le jour se lève sur d’autres combats
Pour ankyloser la solitude
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