Terre de Grall (à Xavier)

 


 

C’est un roc, une péninsule, Eden où je suis né

Les fougères romanesques se prennent pour des vignes

Le ciel n’a qu’une idée : ne jamais pardonner

Sous le souffle du vent, même le lichen trépigne

 

Les étés sont si courts que l’on entend pousser

Les blés dans les matins ornés de crépuscule

Sous la pluie carcérale on peut les voir danser

Tanguer entre les mains d’une brise sans scrupules

 

Calvaires, menhirs, dolmens : impassibles totems

Se dressent sur l’horizon comme des catafalques

Bénis par les embruns tels des larmes de baptême

 

Pourtant les gens d’ici en sont fiers et répètent :

Leur pays sans tendresse, quel lieu paradisiaque

Ils ont été bercés dans les bras des tempêtes

 

 

 

 

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