Confinement : Enfer mais…provisoire

 

 


 

REFRAIN :

Je ne me rappelle plus de ma dernière poignée de mains

Après la deuxième vague j’attends la deuxième chance

Et tant pis si c’est pas tout de suite, pas encore pour demain

Les hommes ne sont pas faits pour s’aimer à distance

 

On s’est enfermé dans nos maisons

A compter les minutes et les heures

Il a bien fallu se faire une raison

Et on a même barricadé nos cœurs

 

Se laver les mains au moindre geste

Se méfier même de l’air qu’on respire

S’écarter du voisin comme s’il avait la peste

Un lettre anonyme le priant de déguerpir

 

REFRAIN

 

J’veux encore croire qu’après tous ces sacrifices

On valsera sur l’accordéon des bals musettes

Les yeux éblouis de feux d’artifices

Même avec un masque sur la tête

 

Si on ne peut plus lire sur les lèvres

Il faudra apprendre à sourire avec les yeux

S’il faut inventer un autre monde, de nouveaux rêves

On essaiera de faire de notre mieux

 

REFRAIN

 

On parle de distanciation sociale

Elle existait déjà entre nos portefeuilles

On enterre mon éternel idéal

D’une société solidaire dont je porte le deuil

 

On voudrait m’imposer des gestes barrières

Rien de justifie cette mise à l’écart

Moi qui rêve d’abolir les frontières

Et tous les fossés qui nous séparent

 

REFRAIN

 

Je ne peux que vivre dans les bras d’une femme

On est comme les cailloux, c’est en se frottant qu’on fait des étincelles

Toute l’eau qu’on jettera sur le feu n’éteindra pas ma flamme

Et je refuse de clôturer ma petite parcelle

 

Et si s’embrasser devient illégal

Je deviendrai hors-la-loi

Que tu aies la lèpre, la peste ou la gale

Je ne pourrai jamais vivre loin de toi…

 

 

 

 

 

 

 

 

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