Ex

 


 

Exile-moi ces haleines migratoires

Et ces expériences salivaires

Ces flirts explosifs d’un soir

Amourettes express d’été et faits d’hiver.

 

Tais-moi cet exécrable excédent de bagage

Des exaspérants passagers clandestins de tes nuits

Dissimule-moi par d’exquis mensonges sages

Ces crépuscules libidineux en duplex qui m’ennuient

 

Tu t’exonères, expliquant que j’extrapole, Pierre, Jacques

Exagérant la liste non-exhaustive de tes excentricités

Exaspéré par le récit exhumant tes extraordinaires frasques

Exacerbées par mon exigeante imagination excédée

 

Qui met en exergue ces exécrables galipettes exaltantes

Exhortant ma sensibilité extravagante à exonérer ces excès corporels

Exhumant la tyrannie exiguë des vérités effrayantes

Excluant l’exil des pages indiscrètes de souvenirs exponentiels

 

J’exhume ces excès dont ton histoire exorbitante n’est pas exempte

Je voudrais exécuter ces ex sans trique, expulser l’extase de ces épisodes

Exiger une existence exemplaire dans une expiatoire attente

Exorciser ces excursions charnelles, les expédier à l’exode

 

Exclue-moi de tes explications de ces conquêtes expéditives

Les exotiques, les excisés, les exclus, les excipients multiplex

Je t’imagine exhibant tes charmes exclusifs  à leurs prérogatives

Je hais leurs exploits, leurs flexions extrêmes et leur contexte.

 

Un réflexe d’eczéma me vient pensant à leurs phalanges exploratrices

L’examen de ton corps exposé aux excursions expertes

Index furtif, sexe d’exception, exhortant tes exclamations révélatrices

Je veux exclure de ma mémoire exsangue tes excuses offertes

 

Je me veux seul explorateur de ta géographie sans histoire

Expédier ces excréments vexants comme de vulgaires kleenex

J’exige d’expurger cet extinguible volcan de déboires

Qui déchire mon cœur exproprié à coups de silex

 

J’avoue rêver à l’avenir d’aventures moins avilissantes

D’avancer sans avarie, vendangeant l’avenue de tes hanches

Avec pour vengeance aveugle des vignes plus avenantes

Que ton avatar averti évente le passé sous l’avalanche

 

Voici venu le temps de ma victoire avérée

Avide de vider l’eau de ce vase de jeunesse

Et vivre vite le vertige vers l’oubli de ces viles offenses réparées

Vivement que vienne l’excipit : la mémoire vacillante de la vieillesse…

 

 

 

 

 

 

 

 

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