Absence
A l’oreiller défiguré par ton départ
Au parquet meurtri par la trahison de tes semelles
J’ai dissimulé mon agonie quelque part
Avec mon chagrin incrédule comme sentinelle
Au miroir orphelin de ton regard
Où se miraient jadis tes prunelles
Au train complice de ta fuite et au quai de gare
J’ai promis les châtiments les plus cruels
Ton corps destination de mes voyages
N’est plus que vaste et lointaine frontière
Ma douleur ne sera pas passagère
Egarée de silence dans les indéchiffrables présages
La nuit asphyxiée loin de nos partages
Se ferme et se rit des lampadaires
Déracinée par ton souffle volage
La lumière veuve de tes paumes s’enterre
J’ai apprivoisé le naufrage dans le labyrinthe de la démence
Jusqu’à ce que ton souvenir périsse
Même l’ombre de ta présence
Est une torture aux mille supplices
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