Amour possible

 


Une couvée de promesses vient d’éclore

Des désirs défigurés quémandent la guérison

L’avalanche a comblé le vide du gouffre

Une étincelle vient d’éteindre la nuit

La vallée résonne d’espérance

Je ne crois plus aux oiseaux de mauvais augure

Aux chats noirs, aux échelles malsaines

Je scrute la plaine et l’azur

Le jour montre son visage à la conquête du ciel

Un ciel enfin respirable

Où le galop des juments noires s’est tu

Remisé aux écuries de l’oubli.

Commence alors le chantier de l’homme inachevé

Les échafaudages rouillés polis par le vent

Qui a ébouriffé les barreaux des prisons

Écartelé les rayons du soleil

Dispersé la voute nuageuse

Pour laisser passer l’incendie et ses flammes salvatrices

Qui lèchent les plaies encore tièdes.

Des ruines ensevelies montent alors les colonnes d’un temple

Et les pierres incrédules chuchotent des mots

Frissonnant sous le souffle de l’éventail

Qui ressemblent à une prière.

Les fragments d’obscurité sont négligeables,

Egarés sur des sentiers lointains.

Je parlerai la langue de tes yeux

Et j’apprendrai le printemps

J’irai boire à la source de tes lèvres avec la soif de la découverte :

Je vais apprendre à aimer.

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