Apparition nuptiale : 17 novembre 2014

 


 

Les sentiers aveugles se désaltéraient

De sa démarche vagabonde

Ecorchés par le baiser de sa trace

Sa silhouette habillait l’horizon alité

D’une étreinte intraduisible au monde

Où chaque étincelle cherchait sa place

 

Je me désaltérais avec opulence

De son œil indomptable de sémaphore

Soupirail espiègle et fastueux

D’où s’échappaient les énigmes de connivence

Avant que l’ombre des regrets ne s’évaporent,

Avalés par l’instant ou diluées d’aveux

 

Dans quelque promesse de subterfuge

Son souffle n’était pas une fuite

Mais un itinéraire de refuge

Parmi les saisons interdites

 

Penser à elle était une embellie cérébrale

Le cœur essoufflé comme une plate cornemuse

Le chevalier nomade ne cherchait plus le graal

Le poète embryonnaire avait trouvé sa muse…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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