Aux funérailles de l’espoir
Au creux de mes mains dort cette planète d’argile
A la plainte frêle étouffée par mes dix doigts
Et l’écho fatigué de son cri-projectile
Ruisselant sur les parois de ces murs, pantois.
Parfois les fines fissures laissent passer ma voix
Et le message se faufile vite entre les failles
J’espère alors que ma folie fasse la joie
De l’homme fragile qui m’écoute, faible feu de paille
Hélas souvent les éclaboussures rebondissent
Mon cri se fracasse souvent face aux palissades
Mon chant fraternel finit en un râle maussade
S’enfuyant vers le plus profond d’une nuit lisse
Proie des fauves farouches dévorant le silence
Il meurt fourbu de n’avoir su saisir sa chance
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