Aujourd’hui est le premier jour de ceux qui nous restent

 


 

La nuit, comme nos vies, aura été brève :

Nous l’avons écourtée de nos étreintes

Le jour se lève sur tes lèvres

Le ciel n’est presque plus hors d’atteinte

 

Tes cils comme des soleils aux rayons ébouriffés

S’ouvrent sur la promesse d’une journée riche d’aurores

Tes yeux deviennent un paysage assoiffé

Ton sourire la muraille qui nous sépare de la mort

 

Comme chaque jour faire l’amour fera reculer le temps

Pour célébrer allongés le monde des vivants

J’explore ta peau offerte et consentante

Je soumets ma chair à ta langue conquérante

 

Nos doigts encordés agrippent le matin

Il y a le ciel à escalader à force d’espérance

Si je n’étouffe pas sous l’avalanche de tes mains

Je me mue en adulte pour abolir mes souvenirs d’offense

 

Passager de ma renaissance au vent de ton cœur

Spéléologue du moindre interstice

Je puise ma force dans ton regard remorqueur

Tes caresses me catapultent vers d’inconnus solstices

 

Je vais falsifier les horloges pour déshériter notre transhumance

Je deviens braconnier nomade d’un gibier onirique

Au moindre recoin des péninsules de connivence

Recette ancestrale d’un infaillible bonheur archaïque

 

Nous allons habiter le monde en amants

Equilibristes charnels, le quotidien est accessoire

Pour une journée encore, orpailleurs de diamants

Nous aurons l’arrogance de domestiquer l’espoir

 

Chaque exclamation

Un souffle exutoire

Chaque respiration

Une victoire…

 

 

 

 

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