Dernier bal
Je me suis invité au bal des poissons
Après avoir montré patte blanche comme l’écume
C’était en mai peu avant les moissons
J’avais en pendentif une belle enclume
Un soleil gonflé d’orgueil comme un agrume
A plongé dans les flots, déshabillé de son indulgence de contrefaçon
J’étais vêtu de quelques rides et de plis d’amertume
Le vent balbutiait sur le granit les notes lugubres de sa chanson
J’ai salué le paysage d’une révérence théâtrale
J’ai pris la première vague pour cavalière
Avec le goémon comme épaulettes, elle m’a pris pour un amiral
J’ai cherché le sommeil dans les bras de ses ornières.
Commentaires
Enregistrer un commentaire