Le laurier de Paulette
Je me désaltère de crépuscules
Epicés de langueurs forestières
J’apostrophe la nuit incrédule
Je point-virgule le monde à ma manière.
Je parenthèse le monde taciturne
Comme bon me semble
A l’aide de deux croissants de lune
Je refuse cette terre si elle vous ressemble.
Je dine à la table des anges
Pour chandelle les étoiles m’offrent leur clarté
Je croque le raisin sans attendre les vendanges
Je m’abreuve du nectar qu’on nomme Liberté.
Le chant des cigales, bien plus agréable que vos paroles
Me racontent des vérités que vous ne connaîtrez jamais
Sur le laurier rose que je vais planter flotte une auréole
A la mémoire d’une femme que j’aimais.
Seul, je cajole les rares souvenirs de ses yeux
Otez-vous de mon soleil, Empereurs de pacotille
Loin du nombre et de votre ombre je me sens mieux
Pour toujours sur ma terrasse son sourire brille.
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