Les yeux d’Andréa

 


 

Derrière ses yeux des chemins languissants

Des prunelles échevelées qui fécondent mes entrailles

Un regard qui écourte l’horizon d’un vacarme expiatoire

Son regard estompe les heures en les transperçant,

Chantant la litanie des goélands de Cornouailles.

Le sortilège est fantasque et aléatoire,

Un battement de cils libère la récompense de son bâillon

Sa bouche scrute les superstitions pensives

Et condamne le nonchaloir de contagions lascives

Ses yeux concoctent un remède au destin

La résurrection est un extravagant festin

Ils sont une planète où je suis en orbite

Un voyage profane qui m’invite

A conjurer ma foi païenne vers le pieu

Crucifié par une prière aveugle privée d’yeux

 

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