Dîner de cons finis

 


Tandis qu’ayant tant dit

Un dandy se dandinait au dîner

Dix nez de débiles se débinaient

Comme des bobines avec leur bibine

Pour un ouï-dire, un non-dit inondant

De sous-entendus redondants

Ces tontons tondus se détendant.

Mon papy Patrick, ce compère

Qu’on perd de vue devient blême :

Le problème c’est l’apoplexie,

La peau plaît qu’si elle est aride,

C’est la crise sur le gâteux !

Il s’affale très tôt sur la table

Car il n’y a pas de tréteaux dans l’étable,

C’est la curie, les curies dont on rit.

Pour Patrick l’agnostique, c’est pas pratique,

L’athée en rit, des thés au riz.

Terrorisé à l’idée de théoriser,

Il est la risée de la rizière rosée arrosée :

Si tu ris hier, tu pleures demain.

Nous rîmes donc des poésies

Dont la peau hésite, comme vous rîtes

Des histoires de cultes et des mites au logis,

Sans logique, comme des poux voire

Des tiques privées d’éthique.

C’est en vain que l’eau tarit

Quand t’arrives sur ta rive :

L’alcool est la meilleure des soudures

Tant que les sous durent pour les soudards.

Il se fait tard pour les fêtards,

Pas tôt pour ces patauds, gens bons

Mais cons testant les vies denses.

Le banquet sur la banquette de veau s’achève

Par l’après-rot vulgaire et pet dantesque

Sans qu’on s’affole ça frôle le drôle

On frise la fresque, on y était presque !

 

 

 

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