Je m'imagine...occis, mort !
J’imagine la passion entrebâillée
De souvenirs contemporains et invulnérables
Un enfer paradisiaque couleur d’amitié
Des ennemis affectueux à ma table
J’imagine l’étrangeté du quotidien
Une apesanteur alourdie de mélanges
Le chant du silence au détour d’un chemin
Ma pendaison applaudie par l’intuition des anges
J’imagine la trahison du sang
Célébrer mon oraison en pudique solitude
Les aubes crépusculaires assombrir les innocents
Et le frère insolite emprunter mes inquiétudes
J’imagine le tourbillon rectiligne
Désespérer de connaître l’offense sincère
Ou la terreur aigrelette d’un déshonneur digne
La cicatrice salutaire d’un effort amer
J’imagine le pardon rancunier
A la fidèle adultère
La folie raisonnable du chêne flexible comme l’ osier
Un oiseau nageant sur la terre
J’imagine même, c’est dire si j’espère,
Voir jaillir la lumière de tes yeux en pleurs
A force de t’aimer en éternités passagères
Te voir enfin croire à l’impossible bonheur
J’imagine …un homme…une femme…heureux !
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