On fleurit les tombes, pas l’amour !

 

En ce jour, tous croient s’aimer comme Adam et Eve

D’un amour connu de nul autre, original

Mais sans le sacrifice des boucs et des chèvres

Comme jadis les Romains au temps des lupercales

 

Chaque année à l’approche de la fête des brandons

Les amants infidèles se souviennent des faunesques

Un jour par an ils se font archers de Cupidon

Et offrent un fade bouquet sans âme et grotesque

 

Les jeunes filles d’antan, en ce mois de Gamélion

Fêtaient les dieux Zeus et Héra de belle manière

Pour la fertilité d’après l’oracle Junon

Nues autour du Palatin, frappée de lanières

 

Je t’en dispense, mon amour, je suis un poète

Depuis toutes ces années nul besoin de vernis

Il y a longtemps que tu m’as fait perdre la tête

J’en ai moins souffert que Valentin de Terni

 

Dans les pas d’Othon de Grandson je t’offre mes vers

Un bouquet de prose, je n’assassine pas les fleurs

Tu sais mon amour fleuri, été comme hiver

Nul commerce ne dicte les battements de mon cœur !

 

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